• LE DOUX VENIN DES ABEILLES de Lisa O'Donnell

    LE DOUX VENIN DES ABEILLES de Lisa O'Donnell

    Titre VF :  Le doux venin des abeilles

    Titre VO :  The Death of Bees

    Auteure : Lisa O'Donnell

    Editeur : Michel Lafon

    Publication : 7 février 2013

    Pages : 362

    Ressenti   LE DOUX VENIN DES ABEILLES de Lisa O'Donnell

      
     
     
     
     
    Quatrième de couverture 

    « Aujourd’hui, c’est la veille de Noël. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Aujourd’hui, j’ai quinze ans. Aujourd’hui, j’ai enterré mes parents dans le jardin. Personne ne les regrettera. » 

    Après la mort brutale de leurs parents, Marnie, quinze ans, et sa petite sœur Nelly décident de poursuivre leur vie comme si de rien n’était, bien que chacune d’elle soupçonne l’autre de les avoir assassinés. Personne ne semble se douter de leur sort. Excepté Lennie, l’homme qui vit dans la maison voisine. À force d’observer leurs faits et gestes, il finit par remarquer que les deux jeunes filles sont livrées à elles-mêmes, et les prend sous son aile. Au fil des mois, amis, voisins et autorités – sans compter le dealer du coin qui en a toujours après leur père – commencent à poser des questions. Et un mensonge en entraînant un autre, Marnie et Nelly s’embourbent dans une aventure qui pourrait leur coûter bien plus qu’elles ne peuvent payer. D’une plume incisive et percutante, Lisa O’Donnell nous livre un roman à trois voix envoûtant et inoubliable. Le Doux venin des abeilles est l’histoire comiquement macabre d’âmes en perdition, dont le seul espoir de rédemption est de se tourner les unes vers les autres.

      

    Mon avis  

    On ne ressort pas indemne d'une telle lecture; la lectrice que je suis cherche à avoir des émotions, et ce roman m'en a procuré du début à la fin. Je tiens à remercier Camille aux Editions Michel Lafon pour cette découverte car sans cette proposition je serai peut être passée à côté de ce roman.


    L'histoire démarre fort puisque la veille de Noël, deux sœurs : Marnie l’aînée et Nelly enterrent leurs parents dans le jardin. Elle se soupçonnent mutuellement d'avoir tué leurs parents, mais les mots ne sortent pas et elles vont se regarder en chien de faïence pendant longtemps, se soupçonnant l'une et l'autre d'être responsable de ce drame. Elles vont continuer leurs vies comme si de rien n'était, et l’absence de leurs parents ne vas pas inquiéter grand monde car ils ont souvent la manie de partir et de les laisser livrées à elle même.  Les parents : Gene et Izzy, ne sont que des toxicos, alcooliques qui dépensent le peu d'argent qu'ils ont pour se shooter et picoler du matin au soir. Ils sont vulgaires, vivent dans une maison délabrée où ce qui est cassé n'est jamais réparé et ce qui est sale n'est pas nettoyé. Ces deux gamines subissent la bêtise et la dégradation sociale de leurs parents. Les deux sœurs vont alors inventer qu'ils sont partis en Turquie pour tenter de dissimuler la vérité.


    En commençant ce roman, on pense tout de suite que la fin va forcément être dramatique, ces pauvres gamines ont mis un pied dans la vie mais n'ont pas eu de chance depuis leur naissance, avec cette prédestinée tragique, on s'attend forcément à ce que ces deux filles terminent mal comme leurs parents, des droguées, aux mœurs légères et qui ne feront qu'imiter leurs parents.

    Mais ces deux gamines au destin que l'on croirait tracé, en ont bien plus sous le pied que bien des enfants. Elles sont toutes deux très différentes : Marnie la plus âgée est très intelligente, c'est une adolescente qui n'a pas besoin d'apprendre ses leçons elle collectionne les A, elle a un bulletin scolaire exemplaire tout ça sans se fouler, et même si son désir à toujours été de partir de cette misère, cette gamine ne se respecte pas, elle fume, se drogue, boit et offre son corps à un homme marié. J'ai eu envie de hurler face à autant de capacités gâchées.
    Nelly la cadette est tout aussi intelligente mais son comportement peut paraître assez loufoque parfois, contrairement à son aînée qui use et abuse d'un langage charretier et vulgaire, Nelly aime s'exprimer avec beaucoup d'élégance, elle fait des crises aussi quand elle se sent dépassée en émotions en se mettant à hurler et jeter des choses. J'ai beaucoup aimé son côté fantasque et qui essaie quand même de tirer de l'optimisme de leur situation dramatique.


    Mais ce roman sur fond de misère sociale va aussi offrir de belles rencontres, comme Lennie leur voisin qui au bout d'un certain temps va commencer à se demander où sont passé leurs parents, malgré le fait que les filles continuent de lui dire qu'ils sont partis en Turquie. L'arrivée de cet homme dans leur vie va les aider tant bien que mal à se recadrer, à comprendre qu'il y a des limites mais aussi que de partager un bon petit déjeuner ou de préparer le repas ensemble peuvent être des petits moments de bonheur anodins pour certains mais un vrai havre de paix pour ces gamines.


    D'autres rencontres vont venir se greffer au fur et à mesure de leur histoire, comme Vlado un dealer au cœur tendre ou encore un membre de la famille qui resurgit mais qui ne va pas du tout leur être d'un grand secours.
    Comme je l'ai déjà dis, on s'attend forcément à un fin tragique avec un roman pareil. Et c'est là que je suis en admiration devant ce roman, car je trouve qu'il y a une vraie morale à cette histoire, que notre destin est entre nos mains et que nous ne sommes pas condamnés à reproduire les faux pas de nos parents, même en venant du pire quartier de la ville la plus glauque du monde, entourés de junkie, de voleurs : L'ESPOIR est toujours là et c'est ce que ce roman révèle aux yeux de tous.


    J'ai vraiment été embarquée par la plume de l'auteur, cette dernière a une plume très incisive, acérée elle ne prend pas de gants pour nous décrire les situations et le contexte. J'ai aimé cette narration à 3 voix, des chapitres courts mais précis où l'on va à l'essentiel.Je suis passée par beaucoup d'émotions différentes, je me suis d'abord indignée face à ces parents qui n'assument pas leur rôle et qui laissent ces 2 pauvres enfants livrées à leur propre sort, j'ai eu peur pour elles, peur qu'elles se fassent attraper et que ça ne fasse qu'empirer leur destin et j'ai été très émue par les derniers chapitres, et je le suis encore rien que d'y penser et en tapant ces quelques lignes.


    J'ai toujours considéré les livres comme ma bouée de sauvetage, ils vous sortent d'un quotidien morose. Petite je m'enfermais dans ces histoires pour en occulter d'autres et merci aux auteurs comme Lisa O'Donnell  de donner espoir, même si cette histoire n'est pas un fait réel on sait tous qu'elle se rapproche fortement du vécu de certains de ses enfants qui vivent dans des conditions calamiteuses, bien sur je ne parle du fait d'enterrer ses parents dans le jardin LOL.

     Je parle de leurs conditions de vies et cette fin du roman m'a vraiment ébranlée, car ce roman m'a dit tout simplement que OUI, on peut encore y croire et que la vie est aussi pleine de surprises et qu'il ne faut pas se croire vaincu par son passé quand on a encore toute la vie devant soi.


    GROS COUP DE ♥

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